Trouver sa place à la salle de sport

Quand j’ai décidé de me mettre au régime et de reprendre le sport il a fallu que je me rende à l’évidence : il fallait que je retourne à la salle de sport.

Il y a quelque chose dont on parle très peu entre nanas ou dans le monde du fitness en général c’est l’appréhension qu’on peut avoir quand on va à la salle.
C’est quelque chose qui semble paraître naturel pour tout le monde. Quand on voit les post Instagram des nanas en train de se filmer ou se photographier dans les vestiaires on a l’impression que c’est aussi simple que d’aller au cinéma ou au centre commercial.

Et pourtant.

Rentrer dans une salle de sport, se changer et commencer à s’entraîner me paraissait le bout du monde. Je ne me sentais pas légitime et j’avais l’impression de passer pour une gourde car je ne savais ni par où commencer ni comment me servir des machines.

J’ai cherché des articles sur comment entamer un programme à la salle de sport mais honnêtement tout me paraissait compliquer et hors d’atteinte. Certes on me donnait un « programme » mais personne ne me donnait la clef du courage pour enfin pointer le bout de mon nez là-bas. Je payais un abonnement dans le vide alors des fois je culpabilisais et j’y risquais un pied.

Je regardais les schémas affichés sur les machines d’un oeil un peu circonspect et je me contentais de faire du vélo, ou du tapis, des trucs plutôt basiques et pendant ce temps là je regardais des nanas super bien gaulées soulever de la fonte et grimper sur les machines comme si elles avaient fait ça toute leur vie.  J’étais complètement perdue, je savais pas quelle charge mettre, par quoi commencer, combien de séries j’étais censé faire…

Un jour j’en ai parlé avec une amie qui allait à la salle d’une à trois fois par semaine. Evidemment son corps de ouf était une vraie motivation en soi. Je lui ai dis que je n’arrivais pas à sauter le pas en allant à la salle car je ne me sentais pas à ma place et que j’avais honte de ma condition.

Je lui ai également dit que j’avais peur d’être prise pour une nulle parce que je serais essoufflée au bout de deux secondes ou parce que ma graisse bougerait dans tous les sens pendant que je m’active. Et que j’avais pas envie de passer pour une idiote devant tout le monde, potentiellement même des gens que je connais.

C’est là qu’elle m’a dit :

« Oh tu sais c’est le problème de tout le monde. Quand tu vois une grosse à la salle, tu te dis « mais qu’est-ce qu’elle fout là », et quand tu vois une maigre tu te demandes la même chose. La vérité c’est qu’à la salle on se mate tous mais qu’on est tous dans la même merde. On est là pour transpirer et pour progresser, le reste on en a rien à foutre pourvu que tu saches nettoyer tes machines derrière toi et les couvrir d’une serviette. » 

Et là ça a été le déclic. Parce que j’ai réalisé un truc de ouf.
Un truc qui m’empêchait d’entamer correctement ma transformation.

J’étais autant à ma place à la salle que la nana archi mince qui cherche à se raffermir et à prendre de la masse, que la fille obèse qui avait décidé de changer de vie ou du mec body-buildé qui repousse ses limites.

La salle de sport est peut être un des rares endroits où tout le monde souffre ensemble et se bat pour atteindre des objectifs différents mais quelque part un peu semblable. On est tous là pour apprivoiser notre corps et en sortir le meilleur.

Il ne faut pas avoir peur de passer la porte de la salle de sport et il ne faut pas non plus avoir peur de demander un programme, de demander de l’aide et des conseils sur les machines car c’est comme ça qu’on débute en faite… C’est en forgeant qu’on devient forgeron !

Déjà parce que ça vous évitera une blessure inopinée et aussi parce que cela vous permettra de vous familiariser plus vite avec votre nouveau terrain de jeu. 😉

En bref, je dirais qu’il n’y a pas besoin de trouver sa place à la salle de sport au final car elle existe déjà et qu’elle vous appartient au même titre que les autres.
N’hésitez pas à demander conseil au coach, n’hésitez pas à demander aux autres de l’aide pour régler les machines qui sont parfois un peu compliquée.

Et enfin, si vous préférez être encadrée : il reste toujours les cours collectifs !

Alors qu’est-ce que t’attends maintenant ?

Le tabou de la boulimie non vomitive

J’ai faim. J’ai faim et j’ai tout le temps faim. Je suis fatiguée. Putain je suis tout le temps fatiguée. J’ai faim. Je vais aller au Mcdo après les cours prendre un truc vite fait. Ah je me sens mieux. Putain non je me sens vraiment très mal maintenant. Pourquoi j’ai mangé tout ça. Je me sens tellement mal. J’ai tout l’estomac qui tire et je me sens tellement lourde. De toute façon au point où j’en suis autant finir le paquet de gâteau qui traîne sur ma table de nuit. J’ai passé une journée pourrie je l’ai mérité après tout. Ah c’est l’heure de passer à table. Je me sens tellement mal ballonnée. J’arrive pas à dormir. J’ai faim.

Si vous reproduisez ce scénario constamment, si vous n’avez aucun contrôle sur votre poids, votre corps ou votre alimentation.
Si manger pour vous est une source de réconfort autant qu’elle est source d’angoisse. Si à la moindre contrarié vous vous gavez de choses grasses et sucrées, sans même avaler et en grande quantité. Si vous savez au fond de vous que votre relation avec la nourriture est malsaine. Si votre corps se déforme au fil de vos excès et que vous vous cachez pour manger ou multiplier les repas sans jamais que votre « faim » ne soit satisfaite : vous souffrez peut-être de boulimie non vomitive. (Attention! Je ne suis pas médecin et il est IMPERATIF de vous faire diagnostiquer. Je n’encourage pas l’hypocondrie ou la paranoïa, rien ne remplace un docteur compétent et attentif à vos symptômes.)

En général voilà comment ça se passe et comment on nous explique les choses. Si vous ne mangez pas et que vous vous faites vomir vous êtes anorexique, si vous mangez trop et que vous vous faites vomir : vous êtes boulimique.

La boulimie concerne en France à peu près 2% de la population féminine générale, et 4 à 8% des étudiantes, ce qui correspond à environ 220 000 femmes à travers le pays. La boulimie touche en majorité les femmes, qui représentent 83% des boulimiques, et l’on dénombre 17% des hommes qui sont concernés.

Il ne semble pas y avoir d’entre deux entre ces deux extrêmes. Il y a énormément d’informations sur ces maladies et pourtant les personnes souffrant de TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) ne rentrent pas forcément dans l’une de ces deux catégories.

Hélas, on parle peu souvent de celles qui mangent en énorme quantité, sur le coup de l’émotion mais sans jamais se faire vomir.

 Alors du coup on se rassure : « Bah non j’ai pas de troubles alimentaires parce que je me fais pas vomir, je suis juste gourmande. J’aime juste manger. »

Sauf qu’on a beau se dire ça, on voit les pantalons dans lesquels on rentre plus, on sent venir la crise en cas de grosse contrariété, on pense honteusement dans son lit le soir à tout ce qu’on a mangé dans la journée alors on re-mange encore et encore jusqu’à ce qu’on décide de tout changer.

Les gens ont tendance à croire que la boulimie non vomitive est moins grave car il n’y a pas l’acte violent de se faire vomir. Sauf que les dégâts psychiques et physiques sont tout aussi présents : pensées suicidaires à la suite de la prise de poids, sentiment de honte, de culpabilité et risque d’obésité, de cholestérol et j’en passe…

Au fil du temps, la nourriture, besoin primaire pour chaque être humain faut le rappeler, devient une obsession, une drogue encouragée par la société de consommation et on s’empêtre dedans malgré les maux de ventre, la douleur psychologique et l’image de soi qui se dégrade tellement rapidement. Et personne ne te vient en aide bien que ça les empêche pas de te regarder d’un air de pitié ou de dégoût selon l’ouverture d’esprit de l’interlocuteur.

Et bien les filles, si vous vous reconnaissez dans cet article, sachez que de 1 vous n’êtes pas toute seule et que de 2 vous pouvez vous en sortir. Si des alcooliques et des toxicomanes arrivent à se soigner, et ben vous le pouvez aussi. Ce que vous vivez est DUR, ce que vous vivez mérite d’être PRIS EN COMPTE.

 C’est un effort de tous les jours, c’est terrible à gérer mais croyez moi que soigner sa boulimie est beaucoup moins douloureux que de la subir. Pendant des années j’ai cru que je n’étais bonne qu’à manger et à grossir, j’ai vu mes copines bien dans leurs corps et manger normalement tandis que moi je prenais 10kg en un an et que je me cachais derrière des fringues amples, noires et que je développais un comportement de plus en plus agressif. J’ai fais énormément de mal à ma famille et mes amis jusqu’à ce que je me rende compte que tous mes problèmes étaient liés ou découlaient de mon rapport à la nourriture qui était complètement déréglé. Le pire c’est surtout ce sentiment de solitude, et ces remarques tellement connes !

« Bah t’as qu’à arrêter de manger. »

« T’es trop gourmande. »

« Tu manges pas assez de légumes et de fruits. »

« T’as tapé trois McDo en même temps cette semaine. »

Bah posez-vous des questions. Pourquoi mange t-on autant ? N’y a t-il un aspect compulsif dans ce comportement ?
Ca se voit quand quelqu’un mange par faim et quand quelqu’un mange par désespoir.

T’avales sans mâcher, tu manges vite et mal.
Tu as à peine fini de manger que tu penses déjà à ton prochain repas.

Tu vis dans la culpabilité et surtout dans le dégoût de toi-même.
Le shopping devient une torture, les filles dans les magasines te font te sentir comme une merde, la vision de ton corps dans le miroir est une souffrance.
Jusqu’à ce que tu te décides de te soigner.

Parce qu’il faut savoir une chose : une fois que t’as conscience du problème : t’as 100% de chance de le régler. Oui. 100. A condition d’être accompagnée.

Parlez-en à votre entourage, à des gens de confiance et bienveillants. Entamez une thérapie s’il le faut et vivez une deuxième naissance. Vous pouvez commencer une vie sans boulimie dès que vous l’aurez décidé.Vous allez parfois craquer, puis vous relever, puis re-craquer jusqu’au jour où vous allez décider de vous battre et là tout va changer. Si vous avez eu la force de subir vos troubles pendant des années, vous aurez la force de les vaincre. Car vous êtes plus fort(e) que ce que vous mangez.

Cet article n’a pas la prétention de vous donner la solution pour vous soigner, chacune à sa propre solution et il est impératif de la trouver. Cet article, c’est juste pour vous dire que vous n’êtes pas obligée de vivre sous le poids des troubles alimentaires toute votre vie et que vous êtes pas toute seules ni moins légitimes.

Si vous avez besoin de conseils, ou juste de vous confier, vous pouvez envoyer un mail à mespetitskilos@gmail.com ; on se fera un plaisir de vous répondre parce qu’on sait…

Plein d’amour. ❤️️

 

 

SOS ! Je déteste les légumes !

J’ai jamais compris comment on pouvait prendre plaisir à manger des légumes. C’est un concept qui m’a toujours totalement échappé. Cette sensation de croquant, ce goût d’herbe (et pas celle qu’on fume…) ne me plaisait pas du tout au grand dam de tout mon entourage qui m’a toujours dit que j’étais « difficile », « chiante », « addict à la junk-food ».
Oui effectivement mes aïeux je suis plus excitée à la vue d’un mcdo qu’à un gratin de chou fleur. My bad !

Je ne sais pas si c’est parce que mes parents n’ont jamais été eux-mêmes très axés sur les légumes ou si c’est moi qui ait toujours rejeté ce type d’aliment mais le fait est que ma consommation de légume a toujours été sporadique. J’admettais de manger des carottes ou des petits pois à la limite mais askip ça aussi c’est pas forcément bon puisque plein de glucide (j’vous jure on peut plus rien manger de nos jours…)

Quoiqu’il en soit, je suis sûre que si tu as cliqué sur cet article, c’est que toi aussi tu détestes ça et que toi aussi tu t’en passerais bien jusqu’à la fin de tes jours. Sauf que toi comme moi on a un problème : des petits kilos en trop qui nous bouffent la vie. Et le seul moyen de dire bye-bye à ces boubous (nom affectueux pour bourrelet) bien installés c’est de s’y mettre.

Et oui, je suis désolée mais toi comme moi on va devoir se mettre aux haricots verts, à la salade et aux concombres parce qu’il est impossible de perdre du poids sans la consommation de légumes en grosse quantité. A moins que tu suives une cure ou une méthode spéciale qui te fera reprendre le double du poids que tu as perdu dès que tu reprendras un « rythme normal ». 🙄

En effet, pour perdre du poids il faut brûler plus de calories que tu n’en consommes : hors les légumes sont faibles en calorie et te permettent de te donner ton plein de vitamines et d’énergie pour la journée sans te coûter cher en calorie.

Par exemple, lorsque j’ai repris le sport et une alimentation que je pensais saine j’ai très vite été freinée dans ma perte de poids et je ne comprenais pas pourquoi malgré les 5 heures de sport par semaine je ne parvenais pas à maigrir.
Puis j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de ré-intégrer les légumes de manière plus intelligente en apprenant à les manger cuisinés (donc assaisonnés et cuits de différentes manières).

Et oui, nos parents et grands-parents avaient raison… Les légumes c’est bon pour la santé et on a tout à y gagner à s’y mettre.

Pour contre-balancer cette mauvaise nouvelle, je t’ai concocté une sélection de cinq blogs recettes-cuisine healthy qui pourront peut-être te faire changer d’avis sur nos ennemis de toujours.


La Cerise sur le Maillot

Des recettes fraîches et légères, des idées pour être en forme(s).

Geekette Cuisine 

Entre les jeux vidéos et la cuisine, Mythily nous régale constamment.

Du Bio dans mon Bento

Gros coup de coeur pour ce blog, sans doute parce que je raffole de la cuisine asiatique.

Mes Recettes Healthy

Difficile de faire plus parlant comme titre.

Fais Moi Croquer

Ma phrase préférée quand il s’agit de bouffer.


 

Voilà, voilà : avec ça on est censé ne plus avoir d’excuses pour ne pas manger des légumes. En fait, l’erreur qu’on fait généralement c’est de croire que manger des légumes = bouffer des trucs sans vapeur et sans goût advitam eternam alors qu’en faite pas du tout !

Il suffit juste de se mettre un peu à la cuisine et de prendre le temps de bien se nourrir. Au début c’est chiant et fastidieux mais au final ça devient un vrai plaisir. Manger c’est social, mais cuisiner aussi ! Alors un peu de courage et d’inspiration et tout ira bien ! ❤️️

 

So Shape, Fit Tea & Co : Des kilos et du foutage de gueule

Une fois qu’on s’est mis en tête de perdre les quelques kilos qui nous font la vie dure, l’obsession de maigrir s’installe soudainement. On commence éplucher tous les blogs et articles de la toile, on bave devant les post bad Instagram & Tumblr et rapidement, on devient prête à tout pour pouvoir enfin devenir la meilleure version de nous-même.

C’est là que la magie du marketing s’opère. Au travers de vos applications préférées Snapchat et Instagram, de nombreuses personnes vantent les mérites de nouvelles cures minceur telles que So Shape, Fit Tea, WanderTea ou encore les autres marques minceur.

Je suis sûre que vous savez de quoi je parle tellement il est difficile d’y échapper.

En gros So Shape vous promet que si vous aspirez deux de leur berlingot par jour assorti d’un repas libre vous pourrez obtenir le corps de vos rêves. (Ah oui et 99euros la cure de 14 jours, votre banquière vous dit pas merci).

Fit Tea comme la plupart des thés Detox qui s’en approchent vous promettent de vous accompagner « dans la quête d’une plastique de rêve » grâce à une combinaison de thé de haute qualité à des effets positives sur votre corps.  Tout pour la modique somme de 30 euros MINIMUM.

Hum hum. Sérieusement ?

Les filles, ne tombez pas dans le piège de la vente de produits qui ont été spécialement designés et pensés pour vous plaire. Les couleurs girlys, les petites citations motivantes, les influenceuses hyper bien gaulées.
Je peux vous garantir que 100% de ses filles n’ont pas perdu du poids et vu des abdos apparaître après une cure d’une de ces marques. Généralement elles ne font même pas la cure et se contentent de poster une jolie photo afin de toucher leurs chèques.

Attention, je ne nie pas que ces produits paraissent cools, qu’il y a énormément de témoignages positifs : certains corps réagissent mieux que d’autres mais je peux vous dire que dans une perte de poids importante ce genre de subterfuge n’est que coûteux et frustrant. Vous pouvez tout à fait tenter une fois pour être sûr de ce que j’avance.

Gardez juste en tête que vos complexes et vos angoisses sont un excellent moyen de se faire énormément d’argent et que ces marques l’ont très bien compris. Elles jouent sur vos modèles sociétaux, sur vos idéaux de beauté féminine pour vous vendre des produits que vous vous empresserez d’acheter une blinde et de relayer sur vos réseaux sociaux pour faire comme tout le monde.

Si vous voulez bénéficier d’une alimentation équilibrée, alors mangez 5 fruits et légumes par jour. Si vous voulez bénéficier de tous les bienfaits du thé alors achetez du thé en vrac dans les magasins qui savent de quoi ils parlent.

Evidemment cet article vaut également pour tout ce qui est wrap minceur, pilule miracle et autres conneries du même genre dont les mérites sont vantés par des commerciaux VDI qui sont payés à la COMMISSION. Ils vous diront donc n’importe quoi pour vous vendre leurs produits, sachant que vous vous sentez tellement mal dans votre corps que vous finirez par dégainer votre carte bleue sans discuter.

Selon vous, pourquoi existe t-il autant de codes promos ?
Car tout repose sur l’influence des starlettes qui font la pub de ce genre de produit.

Ne tombez pas dans le piège marketing et ne foutez pas en l’air votre budget du mois pour ces conneries. Allez plutôt faire un plan de légumes et de fruits à Carrefour.
Résultats garantis et surtout DURABLE.

Je sais que cet article peut paraître virulent et sans doute que les marques demanderont un droit de réponse (si tant est qu’elles tombent dessus) mais j’en ai vraiment marre de voir des gamines de 16 ans identifier leurs copines pensant déjà à comment obtenir le corps parfait comme Caroline Receveur, Noholita ou autres.
Cela envoie la mauvaise image du bien-être, la santé ce n’est pas des produits transformés ou des thés magiques/miraculeux à 100 balles. Ne choisissez pas cette facilité.


Crédit Photo : Pexel

Témoignage : Le Déclic

Il n’y a pas une seule personne que j’ai interrogé sur sa perte de poids qui ne m’a pas répondu que le déclic était la clef de tout.
Tout le monde utilisait ce mot magique qui signifiait le début d’un long chemin vers une nouvelle vie. Une nouvelle vie plus saine, plus équilibrée et source d’épanouissement. Hélas, le fameux déclic n’arrivait jamais. J’avais beau m’abreuver de citations motivantes, de photos de nanas toutes mieux foutues les unes que les autres : rien ne fonctionnait.

Je me disais “ok c’est bon ce lundi je commence”, après un repas trop gras je me regardais dans la glace dégoûtée de mon corps et je jurais “faut que ça change cette fois-ci je vais faire ce qu’il faut.” J’ai prévenu un million de fois mes amis de se préparer à voir une putain de transformation.
Sans jamais qu’elle arrive.

Les années ont défilées et les quelques petits kilos qui me gênaient en sont devenue une vingtaine. M’handicapant un peu plus jour après jour, me volant ma confiance en moi, les habits que j’adorais mettre et cette assurance totalement disparue.

La nourriture a de ça de vicieux qu’elle vous réconforte dans toutes les situations. Elle apparaît comme une amie bienveillante, confortable et rassurante. Mes mauvaises journées se soldaient parce que j’appelais des “gros craquages” pour me consoler de toutes les émotions négatives que j’avais ressentie. J’étais tellement dans une bulle d’auto-destruction que je n’avais même pas remarqué que mes “gros craquages” comme je les appelais étaient en fait des crises de boulimies en bonne et due forme. Tout était prétexte pour manger et me faire plaisir, j’avais beau voir les vergetures cisailler mes hanches, mes jeans préférés relégués au fond du placard et les avertissements de mes proches me siffler aux oreilles, c’était comme si j’étais devenue totalement aveugle et sourde. Personne ne pouvait me raisonner.

Avec le recul je pense que mon corps a essayé plusieurs fois de m’avertir des dégâts que j’étais en train de causer. Les insomnies, les nausées, les coups de blues étaient de plus en plus récurent mais j’attribuais ça au stress provoqué par mes relations amoureuses, le travail ou encore les tensions familiales.

Sans m’en rendre compte je rendais tout et n’importe quoi responsable de ma souffrance sans comprendre que le problème venait de moi. Je n’avais pas réalisé que je me récompensais en mangeant comme un chien à qui on donne une friandise pour s’être bien comporté. Je n’avais pas réalisé qu’il n’était pas normal de torpiller les rayons d’un hypermarché en sortant du travail juste parce que le boss m’avait fait vivre une journée d’enfer. Ou que le garçon que j’aimais bien avait décidé de m’ignorer. Peu à peu, la nourriture est devenue cette amie réconfortante à court-terme, toxique à long-terme. Tapie dans les limbes de ma conscience et de mes pensées obscures, elle se glissait dans toutes mes pensées. Manger. Manger. Manger.

Puis les réflexions de mon entourage ont commencé à sérieusement se multiplier, les regards appuyés, les sous-entendus, les blagues aussi. Mon auto-dérision est à toute épreuve et c’est sans doute ce qui a limité la casse mais il arrive un moment où lorsque chaque épreuve simple du quotidien devient compliquée à cause de l’image que l’on renvoie c’est là qu’il faut changer. Quand regarder une jolie fille dans la rue vous transperce le coeur c’est là qu’il faut changer. Quand profiter d’une journée à la plage ou d’une soirée en boite avec vos amis devient difficilement envisageable c’est là qu’il faut changer. Ne laissez pas vos complexes et vos kilos en trop vous définir.

Vous avez le pouvoir de changer.

Ce qui sert de déclic en fait, c’est tout simplement nous.


Vous pouvez envoyer tous vos témoignages à mespetitskilos@gmail.com
Chaque expérience est unique, mais ce n’est pas pour autant que vous êtes seule


Crédit Photo : PEXEL